Avec la Capeb : un homme, une femme, trois possibilités

Digne-les-Bains / Article publié le mardi 28 mai 2013 à 08H56

Cette femme d’artisan est une travailleuse clandestine qui s’ignore… Lorsqu’hier matin, pleine de bonne foi, elle explique aux membres de la Commission départementale des femmes d’artisan (CDFA) qu’elle n’a aucun statut, la réponse de Marie-Louise Meyer lui sape le moral : « Au regard de l’Ursaaf, vous êtes une clandestine. Depuis 2007, opter pour un statut, parmi les trois proposés, est obligatoire ».

Pas d’affolement toutefois, le tir devrait rapidement être rectifié. Le but de la réunion d’information proposée dans les locaux de la Capeb, étant justement de guider les épouses d’artisans à travers les méandres administratifs.

Laure Vial, présidente de la Capeb, et Marie-Louise Meyer, dans le métier depuis longtemps, se sont employées à présenter ces statuts et à analyser la situation de chacune des conjointes d’entrepreneurs présentes. À elles ensuite de trouver celui s’adaptant le mieux à leur situation personnelle.

Pour ne pas se retrouver le bec dans l’eau

En France, 60 % des conjoints d’artisans – des femmes, pour une grande majorité – travaillent au sein de l’entreprise. Véritables adjointes, elles participent pleinement au développement et à la vie de l’entreprise. Aux compétences multiples, elles sont très souvent en charge des activités administratives : gestion, commerce, communication…

Pendant des années, leur situation a été complètement ignorée, le travail dans l’entreprise n’étant pas reconnu comme tel, mais assimilé à une entraide familiale, sans rémunération, sans droit dans l’entreprise, sans couverture sociale digne de ce nom. Une situation particulièrement injuste, voire grave en cas de veuvage ou de divorce, dont beaucoup ont fait les frais, la conjointe se trouvant alors sans emploi et parfois sans ressources..

Grâce à la détermination des femmes d’artisans au sein de la Capeb, des lois ont été votées pour améliorer la situation des conjoints. La première loi, de 1982, fait date car elle a offert à ces personnes la possibilité de choisir entre trois statuts assortis de droits sociaux et juridiques : salarié, collaborateur et associé. Mais malgré cette première avancée, beaucoup de conjointes sont restées sans statut par tradition familiale, nécessité économique ou méconnaissance des statuts et des droits qui y sont liés. Il a fallu la loi de 2006 – obtenue par la Capeb après un combat de plusieurs années – pour que le choix d’un statut soit rendu obligatoire.

Dans le département, le nombre d’entrepreneurs du bâtiment est estimé à 1 500.

Un service de proximité intéressant

La commission traite toutes les questions liées aux conjoints des artisans. Elle répond aux besoins des conjoints d’artisans du bâtiment, défend leurs intérêts, revendique la reconnaissance de leur activité professionnelle et de leur protection juridique, valorise leur rôle dans l’entreprise.

Plus d’infos : 04 92 32 00 90
Lien vers l’article : http://www.laprovence.com/article/edition-alpes/2375787/avec-la-capeb-un-homme-une-femme-trois-possibilites.html

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