Renée NEDANI, conjoint-collaborateur Conseillère CNFA, Présidente de la CDFA Alpes-Maritimes (06)

  • Quelle est votre situation professionnelle ?

Je travaille dans l’entreprise de mon mari depuis de nombreuses années. L’activité principale de notre société est le terrassement et les travaux publics. C’est en 1983, année où le choix du statut est devenu obligatoire, que j’ai opté pour le statut de conjoint-collaborateur.

  • Pourquoi avez-vous opté pour le statut conjoint-collaborateur ?

C’est un choix que nous avons fait avec mon mari. Au statut de salarié, nous avons préféré celui de conjoint-collaborateur. Plutôt que de cotiser seule, ce statut nous permet d’investir, ensemble, pour notre retraite… Ce qui, d’un point de vue personnel, est aussi plus avantageux.
Concrètement, je ne touche pas de rémunération pour mon travail, à la différence du statut salarié ou associé. En revanche, je suis déclarée et je cotise aux AVA (la retraite des artisans) depuis 1983. Certains pourraient estimer que c’est un pari risqué, nous avons préféré miser sur la confiance, sur l’avenir.

  • Qu’a changé le statut dans votre quotidien professionnel et personnel ?

La reconnaissance avant tout. Souvent, l’entourage minimise ou ne prend pas la mesure de l’implication, de l’investissement, des responsabilités et du rôle tenu dans l’entreprise. Pourtant, être conjoint-collaborateur, c’est une activité professionnelle, des formations, un vrai métier ! Je participe pleinement à l’essor de l’entreprise !

Mais ce n’est pas tout, le statut ouvre des portes pour la formation professionnelle, il apporte aussi une couverture sociale non négligeable. Par ailleurs, le conjoint qui a travaillé quelques années conserve ses avantages liés à la retraite et continue à cotiser… Le statut de conjoint-collaborateur est une grande avancée !

  • Que reste-t-il à faire ou à améliorer ?

Informer et diffuser le message auprès des artisans et de leurs conjointes : le conjoint-collaborateur exerce un métier à part entière, il n’est pas seulement le conjoint de l’artisan. Secrétaire, secrétaire de direction… Cela équivaut à une fiche métier !

Il faut aussi envoyer un signal aux jeunes qui s’installent pour donner à leur compagne l’envie de choisir un statut. Parmi les freins qu’il est important de lever, le travail à domicile ! Il est actuellement, et à tort,  synonyme de fermeture sociale. Alors qu’au contraire, les contacts avec l’extérieur sont nombreux et réguliers : banque, Ursaaf, clientèle… Les jeunes doivent en prendre conscience.

Enfin, autre point à améliorer, l’ouverture du statut, de ses avantages et de ses droits au concubin. La société évolue, la loi doit s’adapter. Il reste donc encore beaucoup à faire.

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