Axelle Roucou : la reconversion zen

 

Pétillante et pleine d’entrain, Axelle Roucou nous accorde quelques minutes dans sa journée pour nous parler d’elle et de sa reconversion professionnelle. La créatrice de la société Serial Yogger nous détaille son parcours et nous précise sa vision de l’entrepreneuriat.

  • Qui êtes-vous Axelle ?

« J’ai 43 ans et j’ai d’abord été journaliste pendant 15 ans pour la radio et la télévision. J’ai notamment travaillé pour la chaîne Public Sénat pour laquelle j’ai couvert la première campagne de Nicolas Sarkozy. J’ai ensuite été réalisatrice TV pour l’émission Capital avant de partir réaliser plusieurs reportages à l’étranger. Notamment en Chine pour couvrir l’exposition universelle de Shanghai en 2010 ou en Nouvelle-Zélande pour la coupe du monde de rugby. C’est lors de cette dernière destination, que j’ai poussé la porte d’un studio de yoga. Un vrai déclic pour moi sur le plan physique et un tournant considérable dans ma vie. J’ai continué mon activité de réalisatrice TV qui m’a ensuite amenée en Inde, en Californie et en Indonésie où j’ai pu y découvrir d’autres pratiques de yoga et suivre différentes formations reconnues. La pratique de cet art de vivre prenant de plus en plus de place dans mon quotidien, j’ai finalement décidé d’en faire mon métier en devenant professeur de yoga. »

  • Pouvez-vous nous présenter votre entreprise ?

 « Serial Yogger, c’est le trait d’union entre vous et le yoga. Vous pensez que le yoga n’est pas fait pour vous. Détrompez-vous, bien au contraire ! Grâce à un combi VW acquit en 2016 en mettant toutes mes économies sur la table et en empruntant à mes proches, je démocratise le yoga et casse les codes de la discipline en apportant cette discipline directement aux gens, dans son plus simple appareil. Aujourd’hui je vais à la rencontre des entreprises pour proposer mes services aux salariés. Roméo le combi customisé me permet également d’aller au-devant de certaines populations qui d’ordinaire n’ont pas accès au yoga. Je me déplace ainsi dans des prisons pour femmes ou dans des centres éducatifs fermés pour adolescents en difficultés. Le yoga peut être une béquille salutaire pour chacun d’entre nous. À mon sens, ça devrait même être remboursé par la sécurité sociale. Il ne doit donc connaître aucune barrière. C’est le sens de mon activité et l’essence de mon concept de Yoga Truck.»

  • Comment a germé en vous l’idée de créer votre propre entreprise ?

« Suite à mes formations à travers le monde, je suis revenue à Paris, début 2016. Dans la capitale, je trouvais, à ce moment-là le yoga snob et inaccessible pour la plupart d’entre nous. J’ai donc imaginé mon concept de yoga nomade. Celui de proposer un yoga à la portée de tous. Il me restait alors à trouver le concept qui me permettrait de faire vivre ma vision du yoga. C’est ainsi qu’allier ma passion pour les combis VW m’est apparue comme une évidence. J’ai acheté un combi avec toutes mes économies. C’est ainsi que naquit, Roméo, le 1er Yoga Truck en France et en Europe. »

  • Avez-vous pu bénéficier de conseils et de soutiens financiers dans vos différentes démarches ?

« Financièrement, ce sont mes proches, famille et amis qui me sont venus en aide pour monter mon projet. Je suis impatiente et allergique au domaine administratif. Alors, j’ai préféré faire tout toute seule. J’ai ensuite contacté différents organismes pour m’épauler. Les Pionnières, le réseau des femmes entrepreneures, m’a notamment accompagnée pour clarifier le concept et m’apporter des conseils sur comment le vendre, comment le présenter et comment me présenter. Toujours via le même réseau, renommé Willa, j’ai ensuite eu l’opportunité de participer à un Boot Camp consacré aux cheffes d’entreprise en devenir qui m’aura permis de faire mes premiers pas dans le monde de l’entreprise. »

  • Aujourd’hui, avez-vous le sentiment d’avoir atteint vos objectifs ?

« À dire vrai, j’ai franchi une première marche en faisant en sorte que mon rêve soit devenu réalité . L’idée, c’était avant tout de créer un concept de yoga pour tous. Je commence à en vivre doucement. Ma première victoire est d’être récemment passée du statut d’auto-entrepreneur à celui de micro-entreprise afin de pouvoir faire appel à d’autres professeurs pour assurer les cours sous la bannière Serial Yogger. J’en suis trop fière. »

  • Avez-vous déjà de nouveaux projets en tête ?

« J’aimerais pouvoir multiplier les interventions dans le cadre du système pénitencier mais aussi dans d’autres milieux fermés ou dans le monde hospitalier. J’ai la conviction que le yoga est un formidable vecteur pour redonner confiance en soi, pour oublier le passé et se recentrer sur le moment présent. Pour les gens enfermés entre quatre murs, c’est crucial. En parallèle, je développe des « parenthèses enchantées ». Quatre jours où l’on prend le temps de faire une pause pour soi. J’ai récemment accompagné un premier groupe de 13 élèves au Maroc mêlant le yoga et la découverte de la culture locale. J’espère vraiment renouveler ce type d’expériences»

  • Que pouvons-nous vous souhaiter pour les cinq années à venir ?

 « Pouvoir décliner mon concept sous forme de weekend ou de séjour à l’étranger. Mais surtout de partager plus encore ma passion du yoga et de pouvoir apporter mon aide à un maximum de personnes. Le yoga peut être une vraie source de bien-être et de confiance en soi pour celui qui le pratique. Je m’envisage comme une dealeuse de bonheur et je m’attache à endosser le rôle de trait d’union entre le tapis de yoga et chaque élève. »

  • Que retirez-vous de votre passage dans l’émission «Business Women» ?

« Même si je connaissais déjà la plupart des participantes, ce fut une expérience très enrichissante. C’était un vrai exercice de se retrouver devant la caméra et non plus derrière. J’espère que mon témoignage aura contribué à susciter l’envie d’entreprendre auprès des spectatrices.»

  • Enfin, quels conseils donneriez-vous à une femme projetant de monter sa propre entreprise ?

« Quel que soit le projet d’entreprise qu’elle a en tête, je lui conseillerais de prendre le temps de l’écrire. Un projet d’entreprise, ça se porte au quotidien. Il faut y croire et en parler quasiment H 24. Je l’encouragerais également à s’entourer de ses proches et à leur en parler. Pour ma part, mes amis m’ont apporté un vrai soutien et de nombreux conseils dès les prémices de mon projet. J’ajouterais qu’il ne faut pas avoir peur de l’échec. La plupart des grandes entreprises ont connu et fait des erreurs avant de s’imposer sur leur marché. L’échec doit renforcer la détermination et non l’enrayer. L’important c’est de se relever, toujours rebondir et aller de l’avant.»

 

Axelle Roucou : Serial Yogger

https://serialyogger.com

https://www.facebook.com/serialyogger

 

 

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